Souvent Européenne (UE) est aujourd’hui une réalité. Selon Michaela

Souvent perçue comme simple moyen
de communication, une langue est aussi mode d’expression d’une culture,  reflet de valeurs et d’identité, et vecteur
d’une vision du monde. La diversité linguistique au sein de l’Union Européenne (UE)
est aujourd’hui une réalité. Selon Michaela Franke, les langues font partie intégrante de l’identité européenne et en sont l’expression la plus directe
de sa culture. Dans une Union européenne bâtie sur la devise
«Unie dans la diversité», la nécessité de  s’exprimer dans plusieurs langues apparait alors comme un atout essentiel pour les citoyens, les
associations et les entreprises. Adoptée en 2000, la devise européenne caractérise la manière dont
les Européens se sont réunis au sein de l’UE pour agir au profit de la paix et
de la richesse, se dotant ainsi de nombreux atouts culturels et linguistiques.

 Les
langues n’ont pas seulement un rôle essentiel dans la vie de tous les
jours au sein de l’UE mais elles
sont aussi primordiales afin de respecter sa diversité culturelle et linguistique. Valeur
fondamentale par excellence, la diversité linguistique est mentionnée à
plusieurs reprises dans le préambule  et
les articles 2 et 3 du Traité sur l’Union Européenne (TUE) ainsi que dans le
paragraphe 1 et 2 de l’article 165 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne
(TFUE). Avec l’adoption du Traité de Lisbonne en 2007, la Charte des Droits
Fondamentaux de l’Union Européenne est rendue juridiquement contraignante, et
oblige l’UE à respecter la diversité linguistique en interdisant toutes formes
de discriminations fondées sur la langue.  Toutefois, bien qu’elles comptent aujourd’hui sur 24 langues officielles, les
institutions de l’Union utilisent trois langues de travail pour mener leurs
activités quotidiennes: l’allemand, le français et l’anglais.

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Deuxième langue apprise
comme langue étrangère dans le monde après l’anglais, le français, est
également la deuxième langue la plus pratiquée au sein des pays membres de
l’UE. Ceci est fondé sur le fait que ce sont les trois grands pays de l’union.
Avec ses plus de 500 millions d’habitants, prés de 136 millions sont
francophones, et environ 12 millions de personnes apprennent le français. En
2012, 33% de la population européenne parlait français dont la moitié pour les
nationaux français, 40% parlent l’anglais, 
dont 13% de nationaux, et seulement 20% de la population européenne
parle l’allemand, dont 16% pour les nationaux.  Mais avec l’annonce des résultats du
referendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE en juin 2016, l’usage de l’anglais
au sein des institutions de l’UE se voit remis en cause. La sortie du
Royaume-Uni de l’Union Européenne risque-elle de faire basculer l’équilibre
linguistique?

La sortie de l’Angleterre de l’UE
ne modifie en rien le nombre des personnes qui en Europe, utilise l’anglais
comme langue de communication (soit 27%). Le français et l’allemand avec
respectivement 16% et 9% demeurent la deuxième et la troisième langue en
Europe, le Brexit n’ayant rien changé. (PERSPECTIVES)

La mondialisation favorise
l’essor d’organisations supranationales qui rassemblent de nombreux Etats,
telles que l’Union Européenne mais elle voit également l’ascension de nouveaux
types d’organisations telles que le Commonwealth pour l’anglais et
l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour le français, dont
le but principal est la promotion d’une langue et d’une culture ainsi que la
promotion de la diversité culturelle.  Mais
face à cette mondialisation culturelle et linguistique, ces nouveaux acteurs de
la scène internationales ne s’érigeraient-ils pas en puissance résistance face
a une langue et a une culture dominante : l’anglais ? Pourrait-on
envisager leur investissement sur la scène politique, ou devons-nous nous
limiter a son cadre purement culturel et linguistique? (PERSPECTIVES)